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Origine
Anamed (Action pour la Médecine Naturelle) a été crée sur l’initiative du pharmacien allemand Hans-Martin Hirt en collaboration avec des guérisseurs africains. Au cours des années se joignaient un grand nombre de collaborateurs (trices) engagé(e)s dans beaucoup de pays de l’Afrique et d’autres continents. En 1994, l’organisation Anamed International a été légalisée en Allemagne comme ONG ayant son siège à Winnenden en Allemagne et ayant pour but de soutenir les activités d’Anamed au monde entier.
Depuis lors, un nouveau concept de Médecine Naturelle a été développé.
- La Médecine Naturelle a donc permis la production des médicaments à base des plantes médicinales tropicales. Des formulations reproductibles ont été collectionnées, développées et évaluées.
- Hans-Martin Hirt a écrit en collaboration avec Bindanda M’pia un livre actuellement connu du public intitulé La Médecine Naturelle Tropicale qui est disponible en sept langues.
- Un programme de séminaires s’étendant sur une semaine a été mis sur pied et est régulièrement tenu dans plusieurs pays africains. Ce programme permet de former des médecins, des infirmiers et infirmières, des guérisseurs et des chefs de communautés dans le domaine de la Médecine Naturelle. Ainsi ils sont qualifiés de transmettre ces connaissances de leur côté.
- Des recherches sur l’utilisation de la tisane à base de l’Artemisia annua pour le traitement de la Malaria et des malades du VIH/SIDA ont été menées et encouragées partout dans le monde.
- Anamed s’est donc développé petit à petit comme une organisation pratique et efficiente ce qui lui a permis d’acquérir une très bonne réputation auprès des églises et des organisations à l’aide au développement dans beaucoup de pays jusqu’au gouvernements des pays en voie de développement concernés.
Cette activité a permis de sauver la vie de plusieurs milliers de personnes vivant dans les pays tropicaux et un nombre innombrable de personnes ont étés guéries de leurs maladies sans tenir compte de la couleur de leur peau, de leur sexe et de leur religion.
Notre Motivation
- Notre travail est motivé par l’étendu toujours croissant de la pauvreté en Afrique et en Asie. Malgré tous les beaux discours et les objectifs du millénaire, la pauvreté demeure croissante de même que le Sida et le paludisme, surtout en Afrique subsaharienne.
- Chaque jour, environ 5000 enfants meurent, notamment suite à la diarrhée. Presque tous ces décès pourraient être évités par l’application de mesures simples de prévention ou de traitements par des plantes médicinales.
- Le système économique mondial actuel ne montre aucun intérêt d’améliorer cette situation de santé précaire. Au lieu d’apporter le soutien nécessaire et urgent, on se soucie plutôt d’exporter des produits en Afrique qui ne contribueront qu’à endommager davantage la santé des populations de même que leurs économies. C’est le cas des produits éclaircissants assez toxiques, des boissons commerciales contenant un taux élevé de sucre, de la publicité pour le lait maternel de substitution pour bébé, des boissons artificiellement vitaminées, et des vêtements usés ou de seconde main que l’on peut voir partout en Afrique, l’exportation de piles et de produits électroniques tels que des téléphones portables, ordinateurs etc., sans possibilité de retour, ainsi que l’exportation de déchets toxiques,
- Les grands projets de la Banque Mondiale et même de l’aide au développement ne profite qu’à une infirme minorité et ne tient pas très souvent compte la pauvre majorité. Les dons du FMI vont souvent de paire avec l’exigence de réduire les dépenses publiques dans les domaines de la santé et de l’éducation par exemple. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) conçoit des règles du marché auxquelles les pays du Nord sont les principaux bénéficiaires. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) semble être partisan de la médecine traditionnelle mais a les mains liées par les industries pharmaceutiques. Il en résulte que le fossé entre les riches et les pauvres se fait de plus en plus grand. Les besoins sanitaires des pauvres sont de plus en plus négligés.
- L’Afrique fournit à l’Europe et l’Amérique un grand nombre de personnes hautement qualifiées, notamment des infirmiers et médecins pendant que les services de santé dans les pays africains demeurent sans ressources humaines.
- L’excès de spécialisation dans le monde médical a conduit à une rupture holiste dans la manière de soigner et a donné l’impression aux populations que les médecins sont les responsables de leur santé et non pas elles-mêmes.
- La plupart des leaders politiques africains semblent plus intéressés par leurs richesses personnelles et le pouvoir que par le bien-être de leurs populations. Ils bénéficient très souvent des redevances des produits pharmaceutiques importés et tous les réseaux de corruption qui y sont associés. Ce processus restreint le développement de l’autonomie locale.
L’économie de marché ne pourra jamais procurer un bon système de santé aux pauvres. La Médecine Naturelle offre une alternative positive qui permet aux ressources disponibles localement d’être exploitées de manière positive.
Bases bibliques :
- «Dieu créa le monde et vit qu’elle était bien» Ceci dit-il au début de la bible. Nous avons obtenu des fruits et des feuilles pour nous nourrir mais également pour nous soigner. Le rôle du ‘gestionnaire’ a été assigné à l’homme, donc aussi celui de la co- responsabilité. Cependant, nous avons échoué dans cette mission :
- Beaucoup de plantes et d’espèces animales sont menacées d’extinction.
- Le changement climatique menace des écosystèmes entiers, et dans certains régions la survie de l’homme en raison des précipitations de plus en plus rares.
- Même dans des conditions économiques difficiles, la plupart des gens préfère d’acheter des aliments et des médicaments de production industrielle au lieu d’utiliser une nourriture et des médicaments d’origine naturelle.
- Les prophètes de l’Ancien Testament blâmaient les dirigeants politiques pour leur égoïsme et qu’ils s’enrichissaient en négligeant les pauvres. De la même façon regardent aujourd’hui les dirigeants politiques au même titre que les entreprises internationales- au Nord comme au Sud- seulement sur les bénéfices (en partie protégés par des brevets), et se préoccupent que rarement du bienêtre des pauvres.
- La conscience de Jésus de sa mission et sa manière de vivre nous a montré un nouveau style de vie qui est caractérisé par l’amour pour tous les hommes, par l’amour pour la justice, et la vérité ainsi par sa mise en pratique.
- Soigner, c’était une partie considérable dans la mission de Jésus. Il soignait les hommes indépendamment de leur position sociale ou politique. Avec chaque ‘patient’ il établissait une relation personnelle et il s’intéressait à eux jusqu’au plus profond de leurs besoins. Anamed se sent engagé vis-à-vis de lui et de ses actions.
- Notre désir est qu’aussi les hommes qui vivent et travaillent sous les conditions de vie les plus simples puissent satisfaire leurs besoin de leur santé grâce à l’utilisation de leurs propres capacités et ressources disponibles sur place. Ceci amènera les familles, les communautés et les centres de santés sous les tropiques, et même des régions toutes entières, à prendre la responsabilité de leur propre santé et deviennent, dans la mesure du possible, indépendants des produits importés.
- En pratique, cela signifie que :
- Chaque commune assure l’approvisionnement en eau potable et la construction, l’utilisation et l’entretien de toilettes.
- Chaque centre religieux et chaque centre de santé possède et gère un propre jardin avec des plantes médicinales et un potager.
- Le plus grand nombre possible de personnes soit formé sur les bases d’une alimentation saine et de la fabrication de médicaments à la base de plantes médicinales en provenance de leurs jardins ainsi que leur emploi dans le traitement des maladies les plus répondues.
- La transmission de ces connaissances de base ait lieu dans l’ensemble des écoles, les centres religieux et les centres de santé.
- Cette ‘médecine naturelle’ soit prescrite et utilisée par les médecins, infirmiers et les guérisseurs. Un bon échange entre eux optimisera l’échange de leurs connaissances et de leurs expériences au profit de tous.
- Nous voulons contribuer au développement de réseaux nationaux et internationaux lesquels s’emploient pour la ‘Médecine Naturelle’ et échangent des informations et des connaissances.
- Notre but est la création d’un groupe Anamed, démocratique et durable, qui s’engage à remplir les objectifs et principes de ce groupe, dans chaque pays sous les tropiques.
Nos activités principales
- Nous organisons des séminaires d’une durée d’une semaine sous les tropiques qui ont pour but notamment la formation de nouveaux formateurs et la création de réseaux locaux pour la médecine naturelle.
- En Europe, nous formons également des responsables de mission, médecins, missionnaires, et coopérants dans le domaine de la médecine naturelle. Ces formations ont pour but de donner des suggestions, de partager des expériences pratiques, et de fournir du matériel adéquat aux participants.
- Nous participons à des congrès aussi bien au Nord qu’au Sud afin de faire connaître nos connaissances de la médecine naturelle et de les partager avec d’autres personnes.
- Nous coordonnons et soutenons les groupes effectuant de la recherche et l’application de la médecine naturelle dans les pays tropicaux.
- Nous élaborons des publications dans le domaine de la médecine naturelle et nous travaillons en permanence à la mise à jour des connaissances.
- Nous soutenons la recherche agricole et pharmacologique sur les plantes médicinales.
- Nous encourageons la diffusion de l’Artemisia annua et de Moringa, notamment pour le traitement des grands fléaux des pays en voie de développement : le paludisme, le SIDA et la malnutrition.
Notre travail vise à contribuer à ce que notre vision devienne réalité. Bienvenue à la collaboration et le soutien mondial!
Les collaborateurs d’Anamed International, May 2009
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