Remarques additionelles

Introduction

Depuis 1985, l’action pour la médecine naturelle dans les pays tropicaux (anamed) encourage une prise en charge sanitaire autonome des communautés rurales et urbaines des pays en développement à l’aide de l’utilisation et la gestion rationnelles et efficaces des plantes médicinales locales. à travers des séminaires, des publications et l’envoi de matériel. Elle explore et présente les conditions de culture et les effets de 60 plantes médicinales. Cependant, anamed n’a jamais secouru autant de vies qu’avec cette « armoise annuelle », artemisia annua. Grâce au développement d’une espèce spéciale, cette plante de climat tempéré peut désormais être cultivée dans les pays tropicaux, nous la nommons « artemisia annua anamed ». Dès lors qu’il est question d’artemisia dans cet ouvrage, nous faisons référence à cette forme riche en substance active de la plante, et non pas aux autres types d’artemisia (armoise, vermout,…), ni à la forme sauvage « artemisia annua » qui ne contient qu’environ 1/20 de la substance active.

En 1968, la redécouverte de la plante artemisia annua eut les mêmes échos que la découverte de la pénicilline dans la littérature de l’époque. Le 21/12/2004, la Süddeutsche Zeitung faisait sa première page avec le titre suivant : « Une plante qui pourrait sauver l’Afrique ». L’industrie a rapidement breveté le principe actif principal, l’artémisinine, contre la malaria, le cancer, le SIDA, etc. Le rôle majeur d’anamed aujourd’hui est de préserver un maximum l’indépendance entre les malades et l’industrie et ses brevets, et ce, dans le monde entier malgré tous les obstacles ! Car même dans les « pays développés » (???), comme l’Allemagne, de plus en plus de malades n’ont plus les moyens de payer les procédés thérapeutiques chers et chimiques, et encore moins les procédés biologiques encore plus chers.Artemisia leaf Jan 2009 Höfen modified

Anamed a définit le terme « médecine naturelle » comme suit : une combinaison des avantages de la médecine industrielle (occidentale, chimique, conventionnelle…) en plus des avantages de la médecine autochtone (traditionnelle)  ! Curieusement, de nos jours, les ministères du développement des « pays développés » encouragent l’utilisation des plantes médicinales dans le « tiers monde », mais la combattent en même temps dans leur propre pays sous la pression des lobbies de l’industrie pharmaceutique. Exemple : si 1000 malades survivent en Afrique grâce à notre médicament à l’artemisia, nous en sommes félicités et récompensés, mais si j’essaie de donner ce même artemisia EN TANT QUE MEDICAMENT à un patient allemand, nous serions considéré comme concurrent à l’industrie pharmaceutique et serais menacé d’une perquisition à domicile !

  • D’OÙ notre opinion de considérer que notre pays et l’Europe sont SOUS-DEVELOPPÉS. Nous avons besoin d’ONG des pays tropicaux qui nous disent NOUS DEVONS PROTÉGER TA VIE et non pas les brevets des PDG de l’industrie pharmaceutique !
  • D’OÙ notre décision de n’écrire que pour les pays en voie de développement (vous décidez vous-mêmes si votre pays en fait partie !) : car l’OMS promeut la valorisation des plantes médicinales dans les pays en voie de développement !
  • D’OÙ l’intérêt de notre ouvrage, qui n’est donc pas simplement un livre de recette (« Pour maladie A, tu prends le médicament B et tu seras guérit pour toujours »), mais notre appel à porter un œil critique sur les plantes médicinales et en cas de succès, de promouvoir, financièrement ou par implication personnelle, notre activité anamed dans le monde entier et dans les pays indigents.
  • D’OÙ la raison pour laquelle nous déclarons l’artemisia simplement comme « matière première à transformer »
  • ET D’OÙ la désignation des recettes présentées dans cet ouvrage, pour des raisons juridiques, comme des « recommandations entrant dans le cadre de l’aide au développement ».

Toute utilisation de ces recettes en dehors de l’aide au développement est de votre responsabilité. Consultez également les « indications de sécurité » dans le dernier chapitre, merci !

Pour conclure cette introduction, voilà une citation d’un médecin suisse à l’occasion de l’ouverture d’un de nos derniers séminaires :

« Mesdames et Messieurs, laissez-moi vous avertir ! Dès lors que vous avez été une fois en contact avec Artemisia annua anamed (appelée aussi A-3), vous en serez tellement fascinés que cette plante vous poursuivra tout au long de votre vie… Soyez prudents : après ce séminaire, vous serez tous contaminés, vous serez tous « positif à l’A-3 »!

Artemisia et Cancer

A-3: Culture et utilisation

REMARQUE: Pour la Malaria : Guérison complète ou temporaire souhaitée?

Il est presque impossible de comparer entre-elles les publications des études cliniques sur la thérapie de la malaria, puisque chaque rédacteur scientifique ( !) définit différemment la GUERISON. Pour les touristes, la situation est claire : ils sont guéris lorsqu’ils n’ont plus aucun plasmode dans le sang et que les symptômes cliniques comme la fièvre, les vomissements, les maux de têtes, etc. ont disparu… Mais comment définir la guérison des malades dans les pays tropicaux qui se font piquer chaque jour par des moustiques infectés ? Ces malades qui ont besoin d’un petit nombre de plasmodes dans le sang pour que leur système immunitaire reste actif ??? Il existe une définition possible : un habitant des pays tropicaux est en bonne santé, si, au bout de deux semaines, aucun symptôme ne subsiste OU s‘il n’a aucun plasmode dans le sang.

Les études cliniques de l’université de Tübingen sur la tisane à l’artemisia sont présentées dans la publication d’anamed n° 220. Le Dr. Merlin Willcox en a fait un résumé dans son dernier livre « Traditional medicinal plants and Malaria », CRC Press London, 2004, page 48. « L’artemisia annua a été prescrit à 899 malades sous forme de tisane, poudre ou teinture. Le taux de guérison variait entre 70 et 100% avec une recrudescence entre 8 et 39%. Anamed Bukavu a traité 254 patients avec de la tisane à l’artemisia comme décrit ci-dessus ; le taux de guérison était de 93%, la recrudescence de 13% (Hirt und Lindsey, 2000). Cette étude, qui a été poursuivie en 2004 par le Dr. Müller a démontré une réussite du traitement à 70% avec une recrudescence de 39%. » Nous disons : du fait que le demi-temps de vie de l’artémisinine ne dure que quelques heures (plusieurs semaines pour le Fansidar), il s’agissait davantage de nouvelles infections que de la recrudescence d’une ancienne infection.

Si les malades de la malaria sont en plus infectés par les virus du SIDA, la résistance est faible ! C’est la raison pour laquelle une recrudescence peut apparaître 2-4 semaines après le traitement : les patients sont à nouveau malades. Partons du principe que la tisane à l’artemisia élimine chaque jour 99,9% des plasmodes restants dans le sang. Plus la tisane sera ingérée longtemps, plus la thérapie aura de succès. Les plasmodes restants seront naturellement éliminés si le système immunitaire est fort ; mais si le système immunitaire est faible, les plasmodes restants peuvent lentement se re-multiplier. Dans ce cas, nous combinons la tisane avec une autre thérapie, comme le Fansidar, des comprimés de quinine, etc. Si le stade de la maladie le permet, faites-le trois jours après avoir commencé le traitement à la tisane, sinon, faites-le dès le premier jour. Une autre forme de la « Artemisia Combination Therapie » et la combinaison de cette tisane avec de la tisane de quinquina ou d’autres plantes agissant contre la malaria… Nous vous remercions par avance pour vos rapports.

INDICATIONS DE SECURITE

Pour éviter tout surdosage, la tisane d’artemisia ne peut être utilisée pour le traitement de maladies que sur prescription d’un médecin. Cela est valable également et surtout pour la prophylaxie de la malaria. Anamed ne distribue les feuilles d’artemisia que pour la transformation. L’utilisation, notamment pour l’accompagnement du traitement de maladies et de la prophylaxie de la malaria, est de votre responsabilité. Anamed et l’auteur de cet ouvrage ne peuvent engager leur responsabilité.

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